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Avoir et facture électronique : comment corriger une facture émise

Avoir et facture électronique : calendrier officiel, mentions obligatoires et ce que les sources disent (ou non) sur la correction d'une facture émise.

Par Hugo Berton · · 7 min de lecture

En bref

Avoir facture électronique : la réforme impose la réception des factures électroniques à toutes les entreprises assujetties à la TVA au 01/09/2026, puis l'émission et l'e-reporting au 01/09/2026 pour les grandes entreprises et les ETI, au 01/09/2027 pour les PME et les micro-entreprises. Les pages officielles consultées précisent les mentions obligatoires et les seuils par taille d'entreprise, mais ne détaillent pas la procédure pour corriger ou annuler une facture déjà transmise : ce point reste à vérifier auprès du guide pratique de la DGFiP.

  • 01/09/2026Date de réception obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA
  • 01/09/2027Date d'émission électronique pour les PME et micro-entreprises
  • 150 €Seuil HT sous lequel le numéro de TVA n'est pas requis

Le calendrier officiel de la facturation électronique

La généralisation de la facturation électronique entre entreprises est effective depuis le 01/09/2026, d'après la page dédiée de la DGFiP sur impots.gouv.fr. À cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques, quelle que soit leur taille, qu'il s'agisse d'une micro-entreprise, d'une PME, d'une ETI ou d'une grande entreprise. Cette obligation de réception est la même pour tout le monde, seule la date d'émission varie ensuite selon la taille de l'entreprise.

L'obligation d'émettre ses propres factures au format électronique, et de transmettre les données correspondantes à l'administration par l'e-reporting, suit un calendrier différencié. D'après la fiche de Service Public Entreprendre consacrée à la mise en conformité, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) émettent au 01/09/2026, soit la même date que la réception. Les PME et les micro-entreprises disposent d'un délai supplémentaire d'un an, avec une émission obligatoire au 01/09/2027. C'est ce décalage qui explique pourquoi deux entreprises de tailles différentes peuvent se trouver à des étapes différentes de la réforme à la même date.

La DGFiP signale, sur sa page dédiée, un guide pratique au format PDF et une foire aux questions pour accompagner la mise en œuvre de la réforme, ainsi qu'une liste des plateformes agréées par l'administration pour transmettre les factures. Ces documents constituent la référence à consulter pour les questions de mise en œuvre technique qui ne sont pas traitées dans les fiches générales, par exemple le choix d'une plateforme ou le format technique à utiliser.

Qui est concerné, selon la taille de l'entreprise

Service Public Entreprendre distingue quatre catégories d'entreprises, chacune avec ses propres seuils et ses propres échéances pour la réforme. Une micro-entreprise compte moins de 10 salariés et un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan inférieur à 2 millions d'euros. Une PME compte moins de 250 salariés, avec un chiffre d'affaires annuel inférieur à 50 millions d'euros ou un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros.

Une ETI compte moins de 5 000 salariés, avec un chiffre d'affaires annuel inférieur à 1,5 millions d'euros ou un total de bilan inférieur à 2 millions d'euros, sans répondre à la définition d'une PME. Une grande entreprise est celle qui ne répond pas à la définition d'une ETI. Le tableau ci-dessous reprend les échéances associées à chaque catégorie, telles que présentées par Service Public Entreprendre.

Au-delà des opérations entre professionnels, une entreprise qui vend à des particuliers ou réalise des opérations avec des clients établis à l'étranger reste soumise à l'e-reporting, c'est-à-dire à la transmission de certaines données de vente à l'administration fiscale. Cette obligation s'ajoute à celle de l'e-invoicing pour les ventes B2B, y compris pour une entreprise qui bénéficie déjà de la franchise en base de TVA sur ses opérations avec d'autres professionnels.

CatégorieSeuilsRéception obligatoireÉmission et e-reporting
Micro-entreprisemoins de 10 salariés, CA ou bilan < 2 M€01/09/202601/09/2027
PMEmoins de 250 salariés, CA < 50 M€ ou bilan < 43 M€01/09/202601/09/2027
ETImoins de 5 000 salariés, CA < 1,5 M€ ou bilan < 2 M€01/09/202601/09/2026
Grande entreprisene répond pas à la définition d'une ETI01/09/202601/09/2026
Source : Service Public Entreprendre, fiche F39785, vérifiée le 7 août 2026.

Les mentions obligatoires sur une facture, avant et après la réforme

Avant même la réforme, une facture doit comporter un socle de mentions fixées par Service Public Entreprendre : date d'émission, numéro unique basé sur une séquence chronologique et continue, identité du vendeur et de l'acheteur, numéro de TVA du vendeur sauf pour les factures d'un montant total HT inférieur ou égal à 150 €, détail des produits ou prestations avec quantité et prix unitaire, sommes HT et TTC, et date à laquelle le règlement doit intervenir.

S'y ajoutent, selon les cas, le taux de pénalités de retard applicable en l'absence de paiement à la date convenue, une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement réclamable par un client professionnel en cas de retard, et pour les ventes à un particulier, la mention de l'existence et de la durée de la garantie légale de conformité d'au moins 2 ans sur certaines catégories de biens comme l'électroménager ou l'informatique.

La réforme ajoute 4 nouvelles mentions obligatoires, applicables au 01/09/2026 pour les grandes entreprises et les ETI, puis au 01/09/2027 pour les PME et les micro-entreprises, d'après la même fiche de Service Public Entreprendre. Elles viennent compléter le socle existant plutôt que le remplacer, ce qui veut dire qu'une facture conforme devra cumuler les deux ensembles de mentions une fois la date applicable atteinte.

Service Public Entreprendre précise aussi qu'une entreprise en cours d'immatriculation doit facturer au nom de la société, avec la mention « Siret en cours d'attribution », et non au nom du créateur, sous peine de rejet de la déduction de TVA pour le client qui reçoit la facture. Ce point de vigilance reste valable quel que soit le format, papier ou électronique, de la facture.

Nouvelle mention (01/09/2026 GE-ETI, 01/09/2027 PME-micro)Précision
Numéro Siren du clientlorsque le client est une entreprise
Adresse de livraison des bienssi différente de l'adresse du client
Nature de l'opérationlivraison de biens, prestation de services, ou les deux
Option paiement de la taxe d'après les débitssi le prestataire a opté pour ce régime
Source : Service Public Entreprendre, fiche F31808, vérifiée le 11 août 2026.

Avoir, facture électronique : ce que disent les sources officielles, et ce qu'elles ne détaillent pas

La recherche avoir facture électronique recouvre deux questions distinctes : comment corriger une facture après coup, et ce que change la réforme sur la facture électronique elle-même. Sur les trois pages officielles consultées pour ce guide, impots.gouv.fr et les deux fiches de Service Public Entreprendre, aucune ne décrit la procédure technique pour rectifier ou annuler une facture électronique déjà transmise à son destinataire ou à la plateforme agréée.

La page de la DGFiP renvoie, pour les questions de mise en œuvre, vers un guide pratique au format PDF et vers une documentation technique dédiée à la réforme. C'est vers ces ressources, ou vers la plateforme agréée utilisée pour émettre les factures, qu'il faut se tourner pour connaître la marche à suivre exacte en cas d'erreur sur une facture déjà transmise, ce guide ne pouvant l'affirmer faute de source qui le détaille.

Ce que les sources confirment, en revanche, c'est l'exigence de traçabilité qui entoure toute facture, électronique ou non : un numéro unique basé sur une séquence chronologique et continue, selon Service Public Entreprendre. Cette continuité de la numérotation est un point de vigilance direct pour qui doit émettre un avoir, puisqu'elle encadre la manière dont un nouveau document peut s'insérer dans la séquence sans rompre la chronologie exigée.

Pour qui ce calendrier change tout dès 2026, et pour qui il patiente jusqu'en 2027

Pour une grande entreprise ou une ETI qui facture d'autres entreprises assujetties à la TVA en France, le critère qui tranche est la taille : au 01/09/2026, elle doit déjà émettre et transmettre ses factures au format électronique, en plus de pouvoir les recevoir. Il n'y a pas de délai supplémentaire pour ce profil, et les 4 nouvelles mentions s'appliquent dès cette même date.

Pour une PME ou une micro-entreprise, le même critère de taille joue en sens inverse : elle doit pouvoir recevoir des factures électroniques dès le 01/09/2026, mais dispose d'une année de plus, jusqu'au 01/09/2027, pour émettre les siennes et transmettre l'e-reporting. Ce décalage concerne aussi bien les entreprises en franchise en base de TVA que les autres, dès lors qu'elles facturent d'autres professionnels assujettis en France.

Le critère qui s'ajoute à la taille est la nature de la clientèle : une entreprise, quelle que soit sa catégorie, qui vend à des particuliers ou facture des clients à l'étranger reste soumise à l'e-reporting, en parallèle de l'e-invoicing si elle a aussi des clients professionnels en France. Les deux obligations se cumulent pour qui a les deux types de clientèle, d'après Service Public Entreprendre, ce qui en fait le profil le plus chargé en obligations dès 2026.

Les erreurs à éviter pendant la transition

Une première erreur consiste à croire que la réforme ne concerne personne avant 2027. D'après Service Public Entreprendre, la réception obligatoire des factures électroniques s'applique à toutes les tailles d'entreprise dès le 01/09/2026 ; seule l'émission, pour les PME et les micro-entreprises, attend le 01/09/2027. Confondre les deux dates expose à découvrir l'obligation de réception trop tard.

Une deuxième erreur est d'oublier les 4 nouvelles mentions obligatoires, numéro Siren du client, adresse de livraison si différente, nature de l'opération, option pour le paiement de la taxe d'après les débits, à partir de la date qui s'applique à sa catégorie d'entreprise, au risque de produire des factures non conformes une fois la réforme entrée en vigueur pour son profil.

Une troisième erreur touche les entreprises en cours d'immatriculation : facturer au nom du créateur plutôt qu'au nom de la société, avec la mention « Siret en cours d'attribution », expose le client à un rejet de la déduction de TVA, d'après Service Public Entreprendre. Cette règle ne disparaît pas avec le passage au format électronique.

Enfin, pour tout ce qui touche à la correction ou à l'annulation d'une facture électronique déjà transmise, mieux vaut vérifier la marche à suivre sur le guide pratique de la DGFiP ou auprès de sa plateforme agréée plutôt que de se fier à une pratique utilisée pour les factures papier, puisque les sources officielles consultées ici ne détaillent pas ce point précis.

Questions fréquentes

Un micro-entrepreneur est-il concerné par la réforme de la facturation électronique ?

Oui. D'après Service Public Entreprendre, la micro-entreprise doit pouvoir recevoir des factures électroniques au 01/09/2026. Si elle facture d'autres entreprises assujetties à la TVA en France, y compris sous la franchise en base, elle doit aussi émettre ses factures au format électronique, mais seulement à partir du 01/09/2027.

Faut-il toujours indiquer le numéro de TVA sur une facture ?

Non. Service Public Entreprendre indique que le numéro individuel d'identification à la TVA du vendeur n'est pas exigé sur les factures d'un montant total HT inférieur ou égal à 150 €. Au-delà, cette mention reste obligatoire, ainsi que celle du client professionnel redevable de la TVA.

Qu'est-ce que l'e-reporting, et qui doit s'y soumettre ?

L'e-reporting est la transmission à l'administration fiscale de certaines données de vente. D'après Service Public Entreprendre, il concerne les entreprises assujetties à la TVA qui vendent à des particuliers ou réalisent des opérations avec des clients établis à l'étranger, en complément de l'émission de factures électroniques pour leurs ventes B2B.

Quelle est la durée de garantie à mentionner sur une facture à un particulier ?

Service Public Entreprendre impose de mentionner l'existence et la durée de la garantie légale de conformité, d'au moins 2 ans, pour certaines catégories de biens vendus à un particulier, parmi lesquelles l'électroménager, l'informatique ou les articles de sport.

Une entreprise en cours de création peut-elle déjà facturer ?

Oui, mais Service Public Entreprendre précise que la facture doit alors être établie au nom de la société, avec la mention « Siret en cours d'attribution », et non au nom du créateur, sous peine de rejet de la déduction de TVA pour le client.

Sources consultées

  1. Je passe à la facturation électronique |impots.gouv.frimpots.gouv.fr · consulté le 20 octobre 2026
  2. Comment se mettre en conformité avec l’obligation de facturation électronique ? | Service Public Entreprendreentreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 20 octobre 2026
  3. Mentions obligatoires sur une facture | Service Public Entreprendreentreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 20 octobre 2026