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GuideRelu par Hugo Berton

Créateur de contenu : la facture électronique, partenariat par partenariat

Facture électronique créateur de contenu : ce que la réforme change pour vous et pour chaque partenariat, dates officielles au jour près.

Par Hugo Berton · · 7 min de lecture · relu le 29 septembre 2026

En bref

Pour la facture électronique créateur de contenu, deux dates comptent. Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA, franchise en base comprise, doit pouvoir recevoir des factures électroniques. L'émission et l'e-reporting deviennent obligatoires le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, et le 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises.

  • septembre 2027émission obligatoire pour PME et micro-entreprises
  • 150 € HTseuil de la mention du numéro de TVA
  • 40 €indemnité forfaitaire de recouvrement à mentionner

Le calendrier officiel, étape par étape

Le calendrier vient de l'administration fiscale. Sa réponse à la question « À partir de quand suis-je concerné par la réforme de la facturation électronique ? », modifiée le 16 janvier 2026, décrit deux étapes. Le critère est la taille de l'entreprise, pas le secteur. Un créateur de contenu ne suit donc pas une règle à part : il applique celle de sa catégorie de taille, avec la même échéance que n'importe quel indépendant.

Première étape, le 1er septembre 2026. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent recevoir leurs factures sous forme électronique, dès lors que leur fournisseur a l'obligation de les émettre sous ce format. À la même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent émettre leurs factures en électronique et transmettre à l'administration leurs informations de transactions et leurs données de paiement, ce que l'on appelle l'e-reporting. Nous sommes le 29 septembre 2026 : cette étape est en vigueur.

Seconde étape, le 1er septembre 2027. L'émission des factures sous format électronique et la transmission des données à l'administration deviennent obligatoires pour les petites et moyennes entreprises ainsi que pour les micro-entreprises. La réforme ne se résume donc pas à une échéance unique pour tous : la réception vaut pour toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026, l'émission et l'e-reporting s'échelonnent selon la taille. Gardez cette distinction en tête pour toute la suite.

Facture électronique créateur de contenu : quelle date pour quel statut

La facture électronique créateur de contenu commence par une question de statut. Selon la réponse de l'administration, modifiée le 28 septembre 2026, la réforme s'applique à tous les assujettis à la TVA, qu'ils soient redevables ou non, par exemple le franchisé en base. Dès lors que vous réalisez une activité économique indépendante à titre habituel, vous êtes dans le champ, au moins en réception. Le micro-entrepreneur et l'auto-entrepreneur sont expressément visés par la question.

Pour trancher, un seul critère : la taille de votre structure. Micro-entrepreneur ou PME, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026 et vous émettrez les vôtres à partir du 1er septembre 2027. Si votre structure est classée entreprise de taille intermédiaire ou grande entreprise, l'émission et l'e-reporting vous concernent dès le 1er septembre 2026. L'administration propose un test en ligne pour savoir à quelle obligation vous êtes soumis : faites-le plutôt que de deviner votre catégorie.

La date de 2027 ne dit pas ce que fera la marque en face de vous. Selon l'administration, la réception électronique s'impose à elle dès lors que son fournisseur doit émettre sous ce format ; tant que vous n'y êtes pas tenu, ce lien n'est pas établi par le texte. Un service achats peut cependant demander un format ou un canal précis avant 2027. Ses exigences ne figurent pas dans nos sources : posez la question par écrit avant de signer.

Facturer un partenariat marque : les mentions déjà obligatoires

Pour facturer un partenariat marque, la base ne change pas. La fiche Service Public Entreprendre sur les mentions obligatoires, vérifiée le 11 août 2026, les exige quel que soit le client : particulier, professionnel ou entité publique. Une marque est un client professionnel, ce qui vous place du côté des lignes de règlement : la fiche rattache l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement aux clients professionnels. Le tableau reprend les mentions qui reviennent le plus souvent dans un partenariat.

Le seuil de 150 € HT mérite l'attention, car un créateur émet parfois de petites factures. Pour une facture dont le montant total HT est inférieur ou égal à 150 €, le numéro individuel d'identification à la TVA du vendeur n'est pas exigé. Au-dessus, il l'est. Si vous êtes exonéré de TVA, la fiche prévoit de le signaler à la place du taux applicable. Le libellé exact de cette mention n'est pas reproduit dans nos sources : reportez-vous à la fiche.

Le numéro de facture demande de la discipline. La fiche parle d'une séquence chronologique et continue, propre à chaque facture : un numéro sauté ou recyclé s'écarte de ce principe. Pour qui facture depuis un tableur, cela suppose un seul fichier de référence, jamais un modèle recopié avec ses numéros. Les autres lignes du tableau se figent une fois dans votre modèle, puis ne bougent plus d'un partenariat à l'autre.

MentionCe que dit la fiche
Numéro de factureNuméro unique, séquence chronologique et continue
Date de la prestationJour effectif de la fin d'exécution, ou date de versement de l'acompte
Identité du prestataireEntrepreneur individuel : nom, prénom, mention « Entrepreneur individuel » ou « EI », adresse, numéro Siren
Numéro de TVACelui du vendeur, sauf facture d'un montant total HT inférieur ou égal à 150 €
DésignationQuantité, dénomination précise, prix unitaire HT, taux de TVA ou mention d'exonération
RèglementDate de règlement, escompte (« Escompte pour paiement anticipé : néant » s'il n'y en a pas), taux de pénalités de retard, indemnité forfaitaire de 40 €
Source : Service Public Entreprendre, « Mentions obligatoires sur une facture », vérifié le 11 août 2026.

Les nouvelles mentions à prévoir dans votre modèle

La même fiche annonce de nouvelles mentions obligatoires dans le cadre de la mise en place progressive de la facture électronique à compter du 1er septembre 2026. Elle précise que l'obligation concerne d'abord les grandes entreprises et les ETI, puis s'étend aux PME et aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Un créateur en micro-entreprise a donc un an devant lui, mais rien n'interdit de préparer le modèle avant l'échéance.

Il s'agit de quatre mentions. Le numéro Siren du client, lorsque c'est une entreprise. L'adresse de livraison des biens, si elle diffère de l'adresse du client. La nature des opérations facturées, qui précise s'il s'agit de livraisons de biens, de prestations de services ou d'une combinaison des deux. Enfin la mention « Option pour le paiement de la taxe d'après les débits », si le prestataire a opté pour ce régime.

Appliquées à un partenariat, ces règles se traduisent simplement. Demandez le Siren de la marque dès la signature : la facture en aura besoin. Pour la nature des opérations, la fiche distingue livraisons de biens et prestations de services. Si la marque vous envoie aussi des produits, ce cas mixte n'est pas détaillé dans nos sources : demandez conseil à votre comptable ou consultez l'administration. L'adresse de livraison ne vous concerne que si vous livrez des biens.

Un partenariat, une facture : les étapes dans l'ordre

Étape 1, avant la signature : rassemblez l'identité de la marque. La fiche exige le nom complet de l'entreprise cliente, ou sa dénomination sociale s'il s'agit d'une société, et le numéro du bon de commande lorsque l'acheteur en a établi un au préalable. Demandez aussi le numéro Siren dès maintenant, puisqu'il figurera parmi les nouvelles mentions. Réunir ces éléments pendant la négociation évite de les chercher au moment du paiement.

Étape 2, à la remise du contenu : datez la prestation. La fiche demande le jour effectif de la fin d'exécution, ou la date à laquelle l'acompte est versé. Ajoutez la date d'émission, un numéro unique dans votre séquence, la désignation détaillée avec quantité et prix unitaire HT, le taux de TVA ou la mention d'exonération, puis les totaux HT et TTC. Si la marque vous a versé un acompte, celui-ci a sa propre date.

Étape 3, les conditions de règlement : la date à laquelle le paiement doit intervenir, la mention « Escompte pour paiement anticipé : néant » en l'absence d'escompte, le taux de pénalités de retard et l'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement. Ces lignes se rédigent une fois pour toutes dans votre modèle. Elles valent pour chaque partenariat, quel que soit le montant, à la seule exception du numéro de TVA pour les factures de 150 € HT ou moins.

Étape 4, l'envoi et la réception. Pour savoir comment émettre, recevoir et transmettre vos données au format électronique, l'administration consacre une question dédiée de sa foire aux questions, dont nos sources ne reproduisent pas la réponse. Lisez-la sur impots.gouv.fr avant de choisir un outil. Cette page ne compare aucun logiciel et ne recommande aucune plateforme : le choix dépendra de votre volume de partenariats et de votre échéance.

Les erreurs à éviter

Première erreur : lire « 2027 » et ne rien préparer. Cette date est celle de l'émission pour les micro-entreprises et les PME. La réception, elle, vaut pour toutes les entreprises depuis le 1er septembre 2026, y compris pour le créateur en franchise en base. Vos propres fournisseurs peuvent déjà vous adresser des factures électroniques : prévoyez où les recevoir.

Deuxième erreur : se croire hors champ parce que l'on ne facture pas de TVA. L'administration écrit que les franchisés en base sont des assujettis non redevables, soumis aux obligations d'émission et de réception ainsi qu'à la transmission de données. Elle traite aussi, dans des questions distinctes, le cas de celui qui n'émet pas de facture ou facture sans TVA, et celui d'une clientèle mêlant entreprises et particuliers. Si l'un de ces cas est le vôtre, lisez ces réponses.

Troisième erreur : confondre les dates. La date d'émission, la date de la prestation et la date de règlement sont trois mentions distinctes. Le numéro suit une séquence chronologique et continue : un tableur où l'on efface et renumérote à la main s'en écarte. Et pour une facture dont le montant total HT dépasse 150 €, la fiche exige le numéro individuel d'identification à la TVA du vendeur.

Quatrième erreur : attendre septembre 2027 pour toucher au modèle. Les quatre nouvelles mentions s'appliquent aux micro-entreprises à partir du 1er septembre 2027. Ajouter des champs à un modèle prend peu de temps, mais oublier le Siren du client au moment d'émettre oblige à le redemander à la marque. Ajoutez les champs dès maintenant et remplissez-les dès la signature du partenariat.

Questions fréquentes

Où vérifier à quelle obligation je suis soumis ?

L'administration propose un test en ligne, cité dans sa réponse consacrée aux franchisés en base, micro-entrepreneurs et auto-entrepreneurs. Il indique à quelle obligation vous êtes soumis. Nos sources ne décrivent pas son fonctionnement : consultez-le directement sur impots.gouv.fr, plutôt que de déduire votre catégorie de taille.

Une facture envoyée par mail est-elle une facture électronique ?

L'administration traite cette question dans sa foire aux questions sur la réforme, mise à jour le 16 janvier 2026. Nos sources ne reproduisent pas sa réponse et nous ne la devinons pas. Lisez-la sur impots.gouv.fr avant de modifier votre façon d'envoyer vos factures aux marques.

La mention de la garantie légale de conformité concerne-t-elle mes factures aux marques ?

D'après la fiche Service Public Entreprendre, cette mention s'impose aux factures adressées à un particulier, pour certaines catégories de biens : garantie d'au moins 2 ans. Une marque est un client professionnel, ce cas ne s'applique donc pas à ses factures de partenariat. Vérifiez-le si vous vendez des biens à des particuliers.

Ma clientèle mêle marques et particuliers : quel dispositif s'applique ?

L'administration consacre une question à ce cas, distincte de celle des micro-entrepreneurs : elle précise par quel dispositif vous êtes concerné et quelles obligations en découlent. Nos sources n'en donnent que l'intitulé. Lisez sa réponse sur impots.gouv.fr avant de bâtir votre modèle de facture.

Sources consultées

  1. À partir de quand suis-je concerné par la réforme de la facturation électronique ? | impots.gouv.frimpots.gouv.fr · consulté le 29 septembre 2026
  2. Franchisé en base, micro-entrepreneur ou auto-entrepreneur, suis-je concerné par la réforme de la facturation électronique ? | impots.gouv.fimpots.gouv.fr · consulté le 29 septembre 2026
  3. Mentions obligatoires sur une facture | Service Public Entreprendreentreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 29 septembre 2026

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