Aller au contenu

Accueil Montage vidéo

Jaquette de la page « Vendeur à domicile indépendant » : Vendeur à domicile

GuideRelu par Hugo Berton

Vendeur à domicile indépendant

Vendeur à domicile indépendant : statut, contrat mandataire ou acheteur-revendeur, cotisations et pièges à éviter, d'après Service Public.

Par Hugo Berton · · 8 min de lecture · relu le 29 septembre 2026

En bref

Le statut de vendeur à domicile indépendant (VDI) est celui d'un travailleur indépendant : il vend en autonomie, sans lien de subordination ni droit du travail, sous contrat écrit avec une entreprise de vente directe. Deux contrats existent, mandataire (commissions) ou acheteur-revendeur (marge sur du stock acheté). Les cotisations se vérifient sur la page de l'Urssaf consacrée au vendeur à domicile, à lire avant de signer.

  • 2 contratsMandataire ou acheteur-revendeur : deux modèles de VDI
  • 150 000 €Amende encourue pour démarchage malgré un refus clair
  • 19 juin 2026Date de vérification de la fiche Service Public

Vendeur à domicile indépendant : ce que recouvre le démarchage

Le démarchage à domicile, aussi appelé porte-à-porte, consiste à se déplacer chez le client ou sur son lieu de travail pour lui vendre des produits ou des services. D'après la fiche de Service Public Entreprendre, vérifiée le 19 juin 2026, le client peut aussi être sollicité lors d'une excursion organisée par le vendeur, par exemple un voyage avec visites touristiques. Le critère central est la présence physique simultanée du vendeur et du client, dans un lieu qui n'est pas habituellement destiné au commerce.

Le vendeur à domicile joue le rôle d'intermédiaire entre le consommateur et l'entreprise de vente directe dont il distribue les produits. La fiche cite en exemples le prêt-à-porter, les bijoux, les cosmétiques, l'électroménager, les fenêtres, l'isolation, les panneaux solaires, l'électricité et le gaz. Le champ est donc large : il va de l'objet de consommation courante à l'équipement de l'habitat et à l'énergie. Le point commun tient à la relation : un vendeur qui se déplace, une entreprise qui fournit l'offre.

Deux situations sortent de ce cadre. La vente par téléphone ou par internet relève d'un régime distinct, celui de la vente à distance. La vente sur les marchés, les salons, les foires ou dans tout lieu habituellement destiné au commerce n'est pas non plus du démarchage à domicile. La conséquence est simple : si votre activité se déroule dans l'un de ces cadres, les règles décrites ici ne sont pas celles qui vous concernent, et il faut chercher le régime qui correspond à votre canal de vente.

Vendeur à domicile indépendant : le statut expliqué

Qui tape « vendeur à domicile indépendant statut » cherche d'abord à savoir s'il sera salarié ou non. Réponse de Service Public Entreprendre : le VDI exerce en autonomie, sans lien de subordination avec l'entreprise qui lui confie la vente de ses produits ou services. Le droit du travail ne lui est pas applicable, et il n'est pas titulaire d'un contrat de travail au titre de cette activité. Il est donc un travailleur indépendant, pas un employé de l'entreprise dont il porte le nom.

Il ne faut pas le confondre avec le vendeur à domicile salarié, qui dispose d'un contrat de travail et bénéficie du statut de VRP. La fiche oppose nettement les deux situations : d'un côté l'autonomie sans lien de subordination, de l'autre un contrat de travail. Le VDI gère librement l'organisation de son travail. Il détermine seul son niveau d'activité et ses objectifs financiers, sans que l'entreprise puisse lui donner de directives. Un contrat qui en contient mérite donc d'être relu de près.

Indépendant ne veut pas dire sans lien avec l'entreprise. Le VDI utilise le nom, le logo ou la marque commerciale de l'entreprise, et doit en préserver l'image. Concrètement, il présente les produits ou services conformément aux guides techniques et descriptifs qu'elle lui a fournis. L'entreprise peut aussi lui communiquer un tarif public conseillé, voire un prix maximum au-delà duquel le produit ne peut pas être vendu au consommateur. Autonomie sur l'organisation, cadre sur l'image et sur le prix : c'est l'équilibre à retenir.

Un avertissement figure en tête de la fiche : Service Public indique que la page ne concerne pas les micro-entrepreneurs, et propose un lien vers des contenus qui leur sont dédiés. Notre relevé ne détaille pas quelle forme juridique choisir pour exercer. Si vous démarrez, vérifiez donc d'abord, sur les pages officielles, le régime qui s'applique à votre situation, avant de signer quoi que ce soit avec une entreprise de vente directe.

Mandataire ou acheteur-revendeur : les 2 contrats de VDI

Le VDI doit conclure un contrat avec une entreprise de vente directe qui lui confie la vente de ses produits ou services. Service Public distingue 2 contrats : mandataire et acheteur-revendeur. Les sources de revenus diffèrent selon la nature du contrat, c'est donc la première ligne à lire avant de signer. Le tableau ci-dessous résume les deux modèles tels que la fiche les décrit, du rôle de chacun jusqu'au risque supporté.

Dans le contrat mandataire, l'entreprise est le mandant et le vendeur le mandataire. Elle lui accorde le droit de prendre des commandes en son nom et pour son compte, et elle reste propriétaire de ses stocks. Le vendeur lui passe les commandes au fur et à mesure de la demande de ses clients : il n'achète pas de marchandise. Le plus souvent, précise la fiche, la gestion du stock, les livraisons et les encaissements sont pris en charge par l'entreprise. La rémunération prend la forme de commissions, versées en fonction du chiffre d'affaires réalisé.

Le contrat acheteur-revendeur repose sur un « agrément de distribution ». Le vendeur achète du stock à l'entreprise et le revend avec ses propres bons de commande. Il fixe lui-même le prix de revente, dans la limite du prix maximum conseillé, et sa rémunération est la marge entre le prix d'achat et le prix de revente. La contrepartie est un risque : la fiche note qu'il achète des produits qu'il n'est pas certain de pouvoir revendre, et qu'il peut devoir gérer le stock, les livraisons et les encaissements.

CritèreVDI mandataireVDI acheteur-revendeur
RôlePrend des commandes au nom et pour le compte de l'entreprise, le mandantAchète du stock à l'entreprise et le revend avec ses propres bons de commande
StockL'entreprise reste propriétaire de ses stocks ; aucun investissement en stockAchète le stock ; peut gérer stock, livraisons et encaissements
Prix de ventePrix « catalogue » de l'entrepriseFixé par le vendeur, dans la limite du prix maximum conseillé
RémunérationCommissions selon le chiffre d'affaires réaliséMarge : prix de revente moins prix d'achat
RisquePas d'achat de marchandiseRisque d'acheter des produits qu'on n'est pas certain de revendre
Service Public Entreprendre, fiche « Devenir vendeur à domicile indépendant (VDI) » vérifiée le 19 juin 2026, consultée le 28 septembre 2026.

VDI cotisations et contrat : ce qu'il faut vérifier

Le VDI dispose d'un contrat écrit. Selon Service Public, il précise notamment sa qualité de travailleur indépendant, la nature des prestations, les conditions d'exercice et les modalités de rémunération. Ce sont quatre points de contrôle. Une mention de la qualité de travailleur indépendant absente, ou une rémunération décrite de façon vague, justifie de demander des précisions à l'entreprise avant de vous engager. Le mot « notamment » signale que la liste n'est pas limitative : lisez le reste du document avec la même attention.

L'entreprise peut proposer une assistance au démarrage ou en cours d'activité, selon la fiche : fourniture de documents (bons de commande, fiches techniques), conseils sur la gestion des stocks et modèles comptables, formations spécifiques, actions promotionnelles sous forme d'échantillons, de catalogues ou de cadeaux destinés aux clients. Le verbe employé est « peut » : rien n'indique que tout soit systématique. Demandez ce qui est écrit au contrat, et ce qui relève d'une simple habitude commerciale.

Pour les cotisations, la source à consulter est l'Urssaf, qui publie une page intitulée « Le vendeur à domicile », rangée dans sa rubrique sur les bases forfaitaires et franchises de cotisations. Notre relevé de cette page ne permet pas d'en reprendre le détail : nous n'avançons donc ici ni taux, ni seuil, ni base de calcul. Lisez-la directement sur le site de l'Urssaf avant de signer, à la date où vous la consultez.

Le contrat et les cotisations se rejoignent sur un point : la rémunération. Commissions du mandataire ou marge de l'acheteur-revendeur, ce que vous encaissez n'est pas ce que vous conservez. Avant d'accepter, demandez à l'entreprise comment la commission est calculée, à quel moment elle est versée et sur quelle base, puis confrontez ces réponses aux règles de cotisations de l'Urssaf. Faites la même chose pour la marge : prix d'achat, prix maximum conseillé, frais éventuels de stock et de livraison.

Quel contrat pour quel profil

Le contrat mandataire convient au débutant, ou à celui dont la trésorerie est limitée. Le critère qui tranche est le capital immobilisé : la fiche indique qu'il n'y a aucun investissement de la part du vendeur pour du stock, puisque l'entreprise reste propriétaire de ses stocks. Vous découvrez le métier sans risque de marchandise invendue. En échange, vous vendez au prix catalogue de l'entreprise et votre revenu dépend des commissions prévues au contrat : vous n'avez aucune marge de manœuvre sur le prix.

Le contrat acheteur-revendeur s'adresse à celui qui accepte de porter un risque pour garder la maîtrise de son prix. Le critère est double : une trésorerie capable d'avancer le stock, et l'aisance pour gérer stock, livraisons et encaissements. Le gain potentiel est la marge, avec un prix fixé par vous sous le plafond conseillé ; la limite est l'invendu. Si vous ne savez pas estimer ce que vos clients achèteront, ce contrat vous expose davantage que le précédent.

Aucun de ces deux contrats ne convient à qui cherche un contrat de travail. Le VDI n'en a pas et le droit du travail ne lui est pas applicable ; c'est le vendeur à domicile salarié, sous statut de VRP, qui en dispose. Le critère est net : voulez-vous être encadré comme un salarié ou organiser seul votre activité ? De même, si vos ventes se font par téléphone, en ligne ou sur des salons, ce guide n'est pas le bon : ces situations sortent du démarchage à domicile.

Les erreurs à éviter avant de vous lancer

La première erreur est de démarcher un consommateur qui a refusé. Le démarchage à domicile est interdit lorsque le consommateur a manifesté de manière claire et non ambiguë ne pas vouloir faire l'objet d'une visite. Service Public rappelle que contrevenir à cette interdiction est puni d'1 an d'emprisonnement et de 150 000 € d'amende. Un refus exprimé clairement doit donc être respecté, quelle que soit la pression commerciale du réseau auquel vous appartenez.

La deuxième erreur est d'ignorer une interdiction peu connue. La fiche ajoute qu'il est interdit d'effectuer un achat auprès d'un autre vendeur à domicile indépendant. Le texte relevé ne détaille pas le contexte de cette règle. Si votre mode d'approvisionnement ou votre organisation passe par un autre vendeur du réseau, faites-le vérifier auprès de l'entreprise, par écrit, avant de commander quoi que ce soit.

La troisième erreur est de signer sans lire ce qui touche à la rémunération, ou de reprendre un taux de cotisations lu sur un forum. Les deux références de cette page sont la fiche de Service Public et la page de l'Urssaf. La fiche est vérifiée au 19 juin 2026 ; nous l'avons consultée le 28 septembre 2026. Relisez-la, ainsi que la page de l'Urssaf, à la date de votre signature.

Questions fréquentes

Peut-on vendre de la nourriture, des assurances ou des produits de santé en démarchage à domicile ?

D'après Service Public Entreprendre, le démarchage à domicile exclut certains produits : les services de santé, les denrées alimentaires, les jeux d'argent et les produits financiers, c'est-à-dire banques, épargne et assurances. Ces ventes sortent de ce cadre. Vérifiez la règle applicable à votre produit avant toute prospection.

L'entreprise peut-elle m'imposer un secteur de vente ou des réunions ?

Selon la fiche de Service Public Entreprendre, l'entreprise ne peut pas imposer de secteur géographique de vente au VDI. Elle peut en revanche l'inviter à des réunions pour échanger sur l'état du marché, les besoins de la clientèle, la situation concurrentielle ou les résultats chiffrés du réseau.

Les pages officielles citées sont-elles à jour ?

La fiche de Service Public Entreprendre porte la mention « Vérifié le 19 juin 2026 » ; nous l'avons relevée le 28 septembre 2026, comme la page de l'Urssaf. Les règles peuvent évoluer : avant de signer avec une entreprise de vente directe, relisez ces deux pages officielles à la date de votre décision.

Sources consultées

  1. Devenir vendeur à domicile indépendant (VDI) | Service Public Entreprendreentreprendre.service-public.gouv.fr · consulté le 28 septembre 2026
  2. Le vendeur à domicile - Urssaf.frurssaf.fr · consulté le 28 septembre 2026

Le marchand peut déposer un cookie qui lui dit que vous venez de chez nous : c'est ce qui nous permet de toucher une commission, sans rien changer à votre prix. Vous acceptez ? Dans les deux cas, le lien mène au même endroit. En savoir plus